| Négociation entre le Gouvernement Royal et les indépendantistes de la République de Libertia. | 30/09/21 19:28 | |
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En ce cycle 973, et après des combats n'ayant mené à aucune avancée dans les deux camps, le Gouvernement Royal a proposé aux indépendantistes de la Province espérantophone de négocier afin de reprendre le contrôle de la Province tout en lui donnant un statut particulier. Pour rappel, les insurgés ne reconnaissent pas le Royaume de Libertia comme pays souverain, ainsi que le Roi, et revendiquent le territoire entier du Royaume de Libertia. En pratique, ils contrôlent la capitale de la Province espérantophone, Ĉefurbo, ainsi que des territoires autour faisant une superficie de 5000km². Les diplomates libertians se présentent au point de rendez-vous, quelque part à Ĉefurbo, dans un lieu tenu secret. Ils sont accompagnés de 500 gardes rapprochés. Frédéric La Diplomato - Bonjour, y a t-il quelqu'un ? ??? - Oui, tu vois pas que c'est allumé ahuri ? Frédéric La Diplomato - Ahem, nous sommes venus pour négocier. ??? - Négocier ton exécution ? Par pendaison ou par balle ? De nombreux rires se font entendre dans l'obscurité. Frédéric La Diplomato - J'aimerais que vous vous présentiez dans un premier temps. ??? - Moi ? J'suis David le Magnifique. J'suis l'président élu d'Libertia mec. T'viens d'où pour pas m'connaître, une fois ? Les rires reprennent plus fort. Frédéric La Diplomato - Je suis né à Ĉefurbo, je vous le rappelle. Bien, maintenant que les présentations sont faites, commençons à négocier. Où sont vos aides diplomates ? 200 hommes sortent de la nuit et s'avancent vers le lieu des négociations. Ils portent chacun un fusil d'assaut de type AK-47, ainsi qu'une grenade explosive. David - Voilà mes fiers diplomates. Commençons à négocier, d'ailleurs vu qu'jsuis pas bon à c'jeu d’femmelettes j'vais laisser mon délégué se charger d'votre cas. Des rires (eh oui encore). Un bonhomme s'avance. Il s'assoit sur une chaise, pose son fusil d'assaut sur la table et enlève ses chaussures tout en rotant. Diplomate républicain - Burp ! On commence oui ou non ? C'est bientôt l'heure du pastis et j'ai pas que ça à faire. Frédéric La Diplomato - Nous souhaiterions que vous rendiez les terres au Royaume de Libertia. En effet, nous avons entendu vos revendications et nous avons publié une nouvelle Constitution, qui garantit la reconnaissance de la langue espérantie ainsi que la démocratie à tous les niveaux de l'État. Diplomate républicain - Vous vous foutez de moi ? La seule langue diplomatique dans votre bout d'papier moisi c'est l'français ! Est-ce que j'ai l'air de causer bien la France moué ? Non. Alors bonhommes tu m'changes ça illico sur ton papier d'[censuré] ou j'te déglingue tes p'tits soldats d'pacotille en moins d'temps que j'finis la cuve de pastis. Frédéric La Diplomato - Nous n'allons pas tout vous céder. Notre offre est à prendre ou à laisser, on veut bien créer une région administrative spéciale pour la Province espérantophone, plus libre, mais c'est notre dernière offre. Diplomate républicain - Alors dans c'cas écoute moi bien, trou du [censuré]. Tu vas toi et tes p'tites majorettes retourner dans ton pays et dire à ton maître que même en lui étant aussi soumis, tu n'as pas réussi à convaincre les vrais nobles d'accepter ton p'tit bout d'papier d'[censuré]. Et t'oublieras pas d'lui dire que t'es vraiment nul comme diplomate, Mônsieur la Diplomato. On entend derrière dans la nuit chanter "Il a bien parlé ! Il a bien parlé !" Frédéric La Diplomato - Très bien, ceci était notre dernier avertissement. Je vous salue, nobles roturiers. Frédéric se lève. Le diplomate prend tout à coup son fusil d'assaut et le pointe sur lui. Diplomate républicain - Hop hop hop ! Tu crois pas qu'tu vas partir comme ça, une fois ? Un frisson parcourt le corps de Frédéric. Il se rassoit très vite. Diplomate républicain - Bien, tu es mon prisonnier, alors maintenant tu te tais... Soudain, une balle abat le diplomate sur le coup. Elle est tirée par un garde royal. Garde royal - VIVE LE ROI VIVE LIBERTIA ! Des coups de feu partent dans tous les sens. On parvient à faire s'exfiltrer Frédéric La Diplomato. Bilan de l'altercation : 200 morts du côté des rebelles, 50 du côté des gardes. Frédéric La Diplomato se rend au Palais Royal à Liberaurbo afin de rencontrer le Roi. Frédéric La Diplomato - Votre Majesté, je crois que les rebelles ne souhaitent pas négocier avec nous. Alexandre Ier - Puis-je annoncer que vous avez tout entrepris pour garantir la paix et la diplomatie. Frédéric La Diplomato - Assurément. Alexandre Ier - Bien, qu'on fasse appeler mon Directeur chargé de la défense nationale. Nous avons à parler longuement. Deux jours plus tard, plus de 25000 soldats libertians marchèrent sur Ĉefurbo, tuant tout rebelle ayant le malheur d'être sur leur chemin. Des milliers de bombes au cyanure d'hydrogène furent lâchés sur les positions identifiées comme clairement rebelles, et aucun procès n'eut lieu avant l'exécution des quelques 5000 prisonniers ayant collaboré avec les insurgés. Alexandre Ier - Vous voyez, monsieur La Diplomato, parfois les diplomates ne parlent pas la bonne langue pour dialoguer avec les adversaires. Il faut parfois laisser l'armée effectuer la traduction pour que tout le monde se comprenne bien. Frédéric La Diplomato - Si vous le dites, votre Glorieuse et Sérénissime Majesté. |
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