Cycle 883.
02:27
Je me réveille en pleine nuit, il fait chaud. Je n'ai pas sommeil.
05:43
Le soleil commence à se lever, il se lève de plus en tôt depuis quelques temps... Je me lève, j'ai mal dormi. Je descends et je m'installe à table. Je n'ai pas faim. Pourtant, il faut que je mange. Un pingouin ne peut pas vivre plus de 3 jours sans manger. J'attrape donc un yaourt à la graisse de poisson. C'est infecte ! Je le termine en vitesse. Je sors de table, en passant devant la porte, je vois qu'il y a du courrier. C'est le PENGUINEWS. En voyant la couverture, je n'y crois pas tout de suite.
08:30
J'arrive au travail avec 10 minutes de retard. Je gare ma PENGCAR® sur le parking. Je rentre dans le bâtiment. Mon patron est là, il m'attend. Il s'apprête à ouvrir la bouche . Il va encore me reprocher d'être en retard. Je le sais. Pourtant, à ma grande surprise, il est souriant.
- Bonjour monsieur Averyanov. Comment ça va aujourd'hui ?
- Euh, eh bien, oui, ça va bien et vous monsieur ?
- Ça va, ça va... Avez-vous entendu parler de la disparition de notre Président ?
- Oui... Je l'ai vu dans le PENGUINEWS.
- Certes, certes. Eh bien, vous êtes le meilleur agent des services secrets Penguinolandais...
Le directeur s'arrêta de parler puis fit un petit geste de la main pour me dire de le suivre. Il ne fallait pas être très intelligent pour comprendre. Le bâtiment complet était sous surveillance vidéo et sonore. Le moindre geste ou parole était enregistré. La seule pièce vraiment sûre était celle du patron qui était dispensée de système de surveillance. En effet, c'était là que se prenaient les décisions les plus importantes et pour éviter que les conversations de la pièce enregistrées ne soient dérobées par un individu quelconque, un pirate informatique par exemple, la pièce ne disposait tout bonnement pas de système de surveillance.
Une fois arrivé dans le bureau du directeur, celui-ci reprit :
- Notre nouveau Président Edward Muravyov va sûrement faire anéantir les systèmes d'espionnage internes et externes de notre pays. Je pense que c'est lui qui est l'origine de la disparition de notre cher Aloïs et pour éviter que la population ne découvre son secret, nous allons nous retrouver au chômage. Je vous charge donc d'une dernière mission mon cher Gabriel, retrouvez Aloïs. La population ne se doute de rien mais le pays sombre vers une dictature ! Vous continuerez vos recherches même lorsque nous serons démis de nos fonctions. Nous nous réunirons de temps en temps dans des endroits peu fréquentés. Vous viendrez toujours masqué et vous vous assurerez que vous n'êtes pas suivi. les informations suivront. M'avez-vous bien compris ?
Cette fois-ci, le patron était vraiment devenu fou. À 65 ans, on est trop vieux pour exercer ce métier. Mais il avait toujours voulu rester et comme Aloïs l'aimait bien, il n'avait pas jugé bon qu'une personne le remplace. Ce que le patron était en train de me dire, je n'y croyais pas... Mais avais-je vraiment le choix si je voulais un jour prendre sa place ? Non. Si je refusais, le chef verrait ça comme un manque de respect à la patrie et blablabla, je serais renvoyé.
- Oui monsieur, je vous ai bien compris !
10:51
Me voilà de retour chez moi bien chargé. Le chef m'a demandé de me fournir en matériel. Il a insisté. Me voilà à la maison avec un PISTOLET BROWNING BUCK MARK STANDARD 22LR (même moi j'ignore à quoi cela correspond), 3 fusils à pompe, des cartouches et des chargeurs à n'en plus finir, un GPS militaire, un équipement de communication à très haute portée ainsi que d'autres objets en tout genre, de quoi rester très discret^^...
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Je passe le reste de la journée à ne pas faire grand chose si ce n'est des recherches.
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21:06
Encore une journée pourrie, me voilà avec une affaire tout droit sortie de la tête du patron. Je ferme mon PC, j'ai mal à la tête. Je me dirige vers la pharmacie de la maison. J'attrape une boite de médicaments au paracétamol. Après avoir ingurgité plus de 500mg (la dose maximale pour un pingouin), le mal persiste.
Je me rend à la cuisine, la tête lourde et j’attrape une boite de thon. Pas le temps ni l'envie de cuisiner. Pas grave pour cette fois.
21:52
Je vais me coucher, je suis fatigué. Avant d'entrer dans ma chambre, j'ouvre la porte des toilettes et je laisse la lumière allumée dans le couloir. J'ai mal au ventre. Si je dois vomir pendant la nuit, j'aurai plus simple pour ne pas vomir dans mon lit...
