Bonsoir à tous,
Bienvenue à ce 3e numéro du magazine Expressions consacré à l'Union des Républiques Populaires. Le Camarade-Président Anton Jacobs nous a fait l'honneur de répondre personnellement aux questions de Paul Natache.
Nous nous excusons pour le retard de la diffusion de cette émission, enregistrée il y a plusieurs cycles, juste avant la visite prévue du Président-Camarade Anton Jacobs à Rita King, visite annulée en raison de l'invasion de Humaland par les Konorans (voir https://www.anathas.com/forum/viewtopic.php?ID=3163&page=last#bas ).
Ayant pu trouver un canal sécurisé, notre équipe est maintenant en mesure de diffuser cette entrevue.
Paul Natache : quelles sont les principales caractéristiques de l'URP ?
Anton Jacobs : l'Union des Républiques Populaires est un Etat communiste fédéral constitué de plusieurs républiques fédérées avec leurs lot de compétences propres. L'Union est née sur la base de l'ancienne Begilka, gouverné à l'époque par un dictateur Alfred Baptiste aux bottes du grand capital. Après des années de dictature, le prolétariat begilkien s'est uni et a renversé lors de la Révolution de 460 l'ancien régime. Le Parti Communiste fut porté au pouvoir et nous avons pu commencer la voie vers le communisme. Nous avons passé l'étape de la Dictature du Prolétariat il y a maintenant plus de cent cycles malgré quelques catastrophes et avons pu poser les bases d'une vrai société socialiste. Le pouvoir est véritablement au peuple et n'est pas aux mains d'une oligarchie élective. En effet, nous avons opté pour le concept de souveraineté populaire en opposition à la souveraineté nationale. Les électeurs ne nomment pas des représentants qui feront seront leurs bon vouloir au détriment de leurs électeurs. Le peuple élit un représentant dont le mandat est déterminé dans l'action et dans le temps et surtout révocable à tout moment. La société politique s'organise ainsi à tous les niveaux, autant local, que républicain que fédéral. Par exemple, mon mandat de Camarade-Président est soumis aux mêmes règles. Les richesses ont été redistribuées, les grandes industries nationalisées et la production laissée aux mains des ouvriers. Et comme dans toute société communiste, la production est déterminée selon les besoins des citoyens. L'éducation est également extrêmement importante pour nous. Tous nos citoyens ont suivi une scolarité complète de la primaire à l'Université.
PN : quelle est la place actuelle de votre pays dans Anathas et quel est votre objectif ?
AJ : nous faisons partie des quarante premières puissances d'Anathas mais cela est complètement anecdotique. La puissance en soi n'est pas un but, notre objectif est que la Révolution s'exporte dans le monde entier afin de transformer le monde instable d'Anathas fait d'oppression en la société dont nous rêvons. Néanmoins nous avons d'autres objectifs propres. Je profite de votre émission pour officialiser notre entrée dans la Course à l'Espace le lancement de notre programme spatial et la création de notre agence nationale pour l'exploration spatiale, l'Agence Populaire d'Exploration et d'Exploitation Spatiale, l'APEES. Mis à part ça, notre objectif reste le même, en finir avec l'exploitation capitaliste.
PN : quelles sont vos relations avec les autres pays ?
AJ : nous entretenons des relations neutres avec l'ensemble des pays d'Anathas mis à part ceux avec lesquels nous avons établi des ambassades sur nos sols mutuels. Je rappelle d'ailleurs le lien particulier qui uni l'Union des Républiques Populaires et Humaland ! Depuis longtemps déjà, nos pays sont amis. Cela étant dit, nous ne sommes opposé à aucune ouverture diplomatique avec des pays tiers. Notre Ambassade Centrale est tout à fait disposée à l'ouverture de nouvelles ambassades.
PN : M. Le Camarade-Président, des rapports récents de l'Organisation Anathasienne de la Santé ont révélé que l'Union des Républiques Populaires possède le meilleur système de santé au monde ainsi que une forte capacité de recherche dans le domaine de la santé. Pourriez-vous commenter ce rapport ? Quelles particularités possède donc le système de santé de l'Union ?
AJ : nous avons été informé de la publication de ce rapport et en avons été très fiers. En effet des enquêteurs de l'OAS sont venus récemment en URP afin de visiter plusieurs hôpitaux et laboratoires de recherches sanitaires. Tout d'abord, le système de santé de l'Union est un système totalement égalitaire. Absolument tous les soins sont gratuits, des plus petites interventions aux plus importantes opérations chirurgicales, toute visite chez un médecin également. La santé doit être accessible à tous, ainsi nous avons vu une grande élongation de l'espérance de vie des citoyens de l'Union. L'accès aux soins est également important. La gratuité de la santé est inutile si le paysage médical est désert. Ainsi, nous avons veillé à bien répartir l'affection des médecins et les lieux de constructions des hôpitaux afin de garantir un bon accès aux soins.
En ce qui concerne la recherche médicale, nous formons des chercheurs dans nos universités qui ont su gagner en qualité ces dernières années. Les chercheurs en fonction de leur orientation sont formées à la recherche de pointe et notamment dans le domaine médical. Nous nous investissons collectivement de façon très importante afin de pouvoir faire avancer efficacement la science et la médecine. Non seulement pour proposer à nos citoyens les meilleurs soins possibles mais également en faire profiter le monde entier. Nous nous préparons actuellement à publier nos avancées qui sont importantes !
PN : en parlant de formation et d'université, le système éducatif de l'URP s'est inscrit ces derniers temps comme l'un des plus efficaces du monde. Pourriez-vous nous le présenter ?
AJ : l'accès au savoir est primordial ! Chaque enfant doit pouvoir acquérir des connaissances qui pourront non seulement lui servir dans sa vie professionnelle mais surtout qui pourront enrichir sa culture générale sur des sujets diverses afin d'en faire un citoyen pouvant jouir de la totalité de son intellect sur parfois des sujets qui ne lui serviront pas. Néanmoins, le citoyen sera épanoui.
L'éducation est dans ce sens la branche de la connaissance. L'éducation est obligatoire de 6 ans à 21 ans. Ainsi l'enfant traversera l'Ecole Primaire, qui posera les bases de son éducation de ses 6 ans à ses 10 ans. Ensuite il pourra accéder à l'Institut Populaire, éducation secondaire de ses 11 ans à ses 17 ans qui lui apportera une formation générale le préparant au fur et à mesure à l'Université. Après l'Insitut, viens le cursus universitaire des 18 ans aux 21 ans. L'obligation du cursus universitaire premier, Bachelor également appelé Licence est une des particularités propres de notre système éducatif. L'Université est véritablement l'institution qui permettra au citoyen de se former un esprit critique et ouvert sur les sciences et les hommes. La Licence ne doit pas nécessairement lui servir dans sa carrière. La Licence doit être un bagage de connaissances que nous jugeons indispensables au développement du citoyen. Chaque étudiant est libre du choix de son cursus, et ne subit pas de sélection en fonction des filières autre que les traditionnels examens de moitié et fin d'année. Après la fin de la Licence, l'étudiant est libre de choisir entre entrer dans la vie active ou continuer des études dans le domaine de son choix dans un cursus universitaire second, le Master et éventuellement après un Master, un cursus universitaire troisième, le Doctorat pour se former à la recherche.
La seule exception à ce système sont les cursus artistiques tels que les cursus musicaux supérieurs. L'élève musicien suivra une formation de très haute qualité réputée mondialement dans un des Grands Conservatoires Supérieurs dont le plus connu est celui de Jacobsstad.
Par exemple, notre candidate au Concours International Beethoven a fini troisième lauréate et est formée au Conservatoire Anton Jacobs de Jacobsstad.
PN : voyez-vous quels seraient les autres pays anathasiens socialement avancés ?
AJ : nous estimons pour l'instant Humaland, Repaz, la République Communiste et la République Syndicale comme socialement avancées. Nous manquons de données précises en ce qui concerne la République Populaire de Nicozia ce qui nous empêche d'émettre une analyse pertinente. Néanmoins en ce qui concerne les pays précédemment cités, nous y reconnaissant des pays comme étant socialement avancés. Je suis tout à fait satisfait du développement de de la contestation du capitalisme et j'espère que nous pourrons un jour former avec ces différents pays, un véritable bloc socialiste afin de proposer au reste d'Anathas cette alternative que nous croyons plus viable pour nous tous.
PN : l'URP est membre de l'alliance la Triade. Quel est l'intérêt pour l'URP de faire partie d'une alliance et pourquoi avoir choisi la Triade ?
AJ : l'URP est membre de la Triade depuis pas très longtemps finalement. Au départ, l'URP était membre de l'Internationale Communiste, Internationale visant à l'expansion de la révolution sur le globe. Néanmoins, après des catastrophes militaires et à cause de l'isolement politique progressif de l'Union, des discussions ont été entamées entre la direction de l'Internationale Communiste et de la Triade en vue d'une fusion. Les discussions ayant aboutis, l'Internationale fusionna dans la Triade pour devenir l'Internationale Communiste fusionnée, qui a toujours ses statuts et ses sections de par delà le monde. Vous pouvez également voir son siège à Jacobsstad. Simplement, l'Internationale est devenue une organisation au sein de la Triade.
La Triade nous a permis de sortir de notre isolement et d'avoir un impact politique plus fort dans les différents pays capitalistes où nos Partis Communistes adhérents militent activement. De plus, l'état d'esprit porté par la Triade se rapproche fortement du socialisme ce qui a facilité la transition en son sein.
Et pour vous répondre sur l'intérêt de l'Union à faire partir d'une alliance je tiens à dire que les intérêts sont multiples. Nous nous devons de nous organiser en structure internationale afin de répandre la Révolution et de combattre cette injustice généralisée. Ce fût le rôle de l'Internationale Communiste et c'est toujours celui de l'Internationale Communiste fusionnée.
La deuxième raison, est une mesure de sûreté réaliste. Notre modèle de société inquiète. Il inquiète la bourgeoise mondiale car nous construisons sans eux, nous leur avons pris le pouvoir, un pouvoir politique dont ils ne voulaient pas se séparer. L'existence même de l'URP est en quelque sorte un gigantesque affront à leur figure. Nous devons par conséquent nous protéger des attaques qu'ils pourraient faire, comme ce fût le cas par le passé avec Partagon et la Carthèse, contre notre modèle sociétal.
PN : quel regard portez-vous sur la République de Génovie, qui semble également bien avancée socialement ?
Lien : https://www.anathas.com/forum/viewtopic.php?ID=3198&page=last#bas
AJ : nous portons un regard particulièrement intéressé sur les expériences sociales dans la ville de Gilletjauné. Nous sommes sûrs que ces expériences seront couronnées de succès et nous espérons qu'elles auront un grand impact sur la totalité de la société génovienne qui est une des nations capitalistes les plus avancées socialement parlant.
PN : le Communisme n'est donc pas la seule voie possible pour faire évoluer un pays socialement ?
AJ : je n’ai pas dit cela. Nous sommes simplement intéressé par l’expérience de Gilletjauné. Néanmoins, la situation de cette expérience est unique, il est vous l’admettez assez inhabituel qu’un gouvernement laisse une portion de son territoire hors de sa gouvernance en toute autonomie d’organisation.
Nous pensons que pour atteindre la société juste que nous recherchons la voie révolutionnaire est la seule réaliste et tenable.
PN : vue de l'extérieur, l'organisation de votre pays peut paraître trop sérieuse, voire austère. Y a-t-il de la place pour un peu de légèreté et d'insouciance ?
AJ : bien évidemment ! La vie en URP comme partout est remplie de légèreté et d’insouciance. La présentation de notre pays peut paraître trop sérieuse simplement car nous voulons expliquer du mieux possible notre organisation politique.
PN : quelles sont les spécificités culturelles en URP ?
AJ : les spécificités culturelles de l’URP sont je dirais le trilinguisme (Français, néerlandais, allemand) et l’attachement particulier à l’art. Pour ce qui est du trilinguisme c’est un héritage des républiques qui composent l’URP. A propos de la scène artistique, l’attachement des unionistes pour l’art est très connu, nous avons par exemple près d’une centaine d’orchestre professionnels de très grand niveau, et une création contemporaine très riche et variée !
PN : Monsieur le Camarade-Président, je vous remercie.