L'ambiance est extrêmement tendue à San Matteo... Les nuages sont gris, comme les visages, abattus par les nouvelles du jour...

Nous sommes non loin du parlement de San Matteo, certainement le lieu le plus sécurisé du pays. Des colonnes de millier de militaires et policiers encerclent l'enceinte...
Les parlementaires y sont enfermés et préparent l'après Gustavo...
Effectivement le président a été retrouvé... Mort... Le corps criblé de balle à l'arrière d'une bétaillère. A peine 48h après son enlèvement meurtrier.
Une foule de badauds scandent des slogans et chantent en son hommage. La pression est immense sur les parlementaires pour sortir le pays de cette impasse.
Quand soudain... Le silence...
... Ni la foule ni les soldats n'osent y croire...
-> -> ->-> -> ->-> -> -> musique d'ambiance <- <- <- <- <- <- <- <-
(cliquez, j'vais pas vous jouer de la flute à distance hein!)
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C'est dans un fracas assourdissant de klaxons, de cris, de pleurs de joie, d'applaudissements, de moteurs tournants, de coups de feu, de sauts sur les capots de voiture... Qu'il est apparu au milieu du peuple. Sans escorte, sans armes, sans gardes du corps... Mais toujours une femme sous le bras, son chapeau vissé sur sa chevelure flamboyante et son style inimitable.
L'empereur des tropiques, le prince des paranéens, le... libérateur des peuples, le colonel le plus moustachus, le terrible Edson, El Colonel Edson !

El Colonel : Aye el pueblo, écartez vous banda di coño, yé né pas trouvé el freino !
C'est en ces termes qu'il s'adressa à la foule... Alors que certains militaires baissèrent naturellement les armes, comme s'ils reconnaissaient leur père...
D'autres s'approchèrent de lui, mettant en joue le tyran le plus déjanté, mais aussi le plus craint du monde anathasien...

Un échange houleux se déroula alors...
Jeune soldat : Au nom de la république, halte là !
El Colonel : Au nom du Parana, baisse ton arme ! Je suis El Colonel et j'ai écrasé plus d'ennemi de la nation que tu n'en tueras jamais...
Jeune soldat : A genoux les mains sur la tête !!
El Colonel : Idiot de paranéen ! Ton grand père est sans doute mort au front car lui avait le sens de la patrie et servait son maitre avec loyauté. Baisse ton arme et vient embrasser ton grand père adoptif !
Soudain les soldats baissèrent les armes et tous s'approchèrent du Colonel Edson...
El Colonel : Je vais entrer dans ce foutu parlement et mettre à genou un par un tous ces crapauds baveux. Le Parana n'est pas une terre ou n'importe qui fait la loi. La loi, c'est mon crochet du gauche. L'ordre c'est mon uppercut du droit. Donne ta mitraillette gamin, j'ai un trône à récupérer.
La foule en pleurs étaient complètement hystérique, l'armée la contenait tandis que les plus valeureux suivirent El Colonel à l'intérieur. On entendit des centaines de détonations... les minutes furent des heures...
Puis soudain l'on vit ressortir El Colonel couvert de sang. Un jeune homme tendit sa chemise au colonel.
El Colonel : Il est grand temps que je vous parle mes fils. Demain j'apparaitrai sur toutes les chaines télévisées du pays. En attendant, verrouillez le parlement et mettez y le feu. Que le monde entier sache que je suis de retour.
Eh petit, prête moi ta bicyclette, j'ai mis la mobylette dans le mur en arrivant, encore un coup des démocrates !

Viva Parana