
Madame, monsieur, chers sujets bonsoir, au sommaire de votre journal:
- Une grande nouvelle qui annonce un renouveau géopolitique pour un grand nombre de nations, la Ligue du Paraná a été dissolue, aussi nous vous proposons ce soir un numéro spécial sur l’autre visage du Paraná celui qu’El Commandante ne souhaite pas voir.
- Suite à cette dissolution, un grand nombre de conflits a éclaté sur tout Anathas, opposant nations contre nations que peuple et gouvernement, nous ferons le point dans ce journal.
- Un nouvel allié vient de rejoindre l’Ordre des Templiers pour lutter face à l’obscurantisme.
- L’ASSI a élu un nouveau président pour le mois de Février, un président makalien, M Jean-Marc Astorg sera notre invité.
- Sénatoriales, après la période de mise en sécurité, le vote des sujets de la Couronne peut enfin avoir lieu, nous irons dans les coulisses pour vous montrer le déroulé des élections.
Mais d’abord, c’est une nouvelle qui a bouleversé la communauté internationale, la Ligue du Paraná a été dissoute suite à la décision de son Président, Edson Enrique alias El Commandante.
D’après certains proche d’El Commandante que nous avons réussi à contacter, le despotique Edson serait en proie à la folie et dans un accès de mégalomanie et aurait déclaré que le Paraná seul peut résister à tout.
Toujours selon ces proches, plus personne n’arrive à raisonner le commandant tandis que les paranéens souffrent terriblement de la faim, de la guerre et du manque de couverture de santé.
A l’heure où la guerre des mots entre El Commandante et les autres dirigeants semble prendre fin pour laisser la place aux armes, ce sont peut-être eux qui, en coulisses, ont été les premiers à pâtir de la crise. Environ 10 millions de personnes vivent encore au Paraná, des civils dont les visages apparaissent souvent dans les vidéos de propagande du régime. Mais qu’en est-il réellement du quotidien dans le pays le plus secret du monde ? Eléments de réponse.
Pour les paranéens, pas une journée ne débute sans que ne retentissent les sirènes dès 5 heures du matin. Des haut-parleurs sont en effet installés un peu partout afin de diffuser à plein volume un air hypnotique durant plusieurs minutes. Le but : rappeler à tous les habitants les sacrifices endurés par leurs anciens dirigeants.
Pénuries chroniques d'énergie.
Le salaire annuel moyen varie de 1000 à 2000 dollars, ce qui équivaut à un salaire quotidien de 4 dollars. Pays plutôt rural, le Paraná est souvent confronté à des pénuries alimentaires. En juillet dernier, l'Agence Géostratégique de Makalie pour l'alimentation a d’ailleurs préconisé une hausse des livraisons alimentaires à cause d’une sécheresse dans le pays. Preuve de la récurrence du problème, même dans les années sans sécheresse, plus de 40% de la population souffre de sous-alimentation, selon l’AGM. La crise a atteint son apogée à la fin des années 1990, quand une famine a fait plusieurs centaines de milliers de morts.
En outre, le Nord souffre de pénuries chroniques d'énergie. Ce qu'illustrent de manière éclatante les images satellites nocturnes du pays, qui apparaît comme un quadrilatère obscur pris en sandwich entre une Fédération du Pacifique-Sud et un Goulouland qui brillent de mille feux. Par conséquent, les panneaux solaires sont omniprésents sur les balcons de la capitale paranéenne. Les supermarchés vendent un modèle de 35 watts pour l'équivalent de 45 dollars, accessible pour bon nombre des habitants privilégiés de la capitale. Les étudiants, eux, lisent le soir à la lueur des lampadaires, selon un reporter de l’APM (Agence de Presse de Makalie) qui était récemment sur place. D'après la Banque mondiale, à peine un paranéen sur trois a accès au courant.
Des peines sévères pour ceux qui appellent des proches ayant fui à l'étranger.
Pour bien comprendre à quoi ressemble la vie dans ce pays vivant à huit clos, deux architectes ont recréé l’intérieur d’un appartement paranéen. Conçu pour la biennale d’urbanisme de Naoned en septembre dernier, ce projet – basé sur des photos récupérées par les auteurs sur Internet et au cours de leurs études – l’espace de 36 mètres carrés a été aménagé avec des meubles et des objets identiques à ceux qu’on retrouve dans la capitale. Un mur est ainsi dédié à l’affichage de portraits officiels des dirigeants.

Au Paraná, rares sont ceux à disposer d'une voiture, et le bus est de loin le moyen de transport le plus populaire. Un billet coûte la très modique somme de 5 dollars paranéen (moins de 10 centimes sur le marché libre des changes). Côté nouvelles technologies, les paranéens n’ont, pour la majorité, pas accès à Internet ni aux réseaux sociaux. Ils ont en revanche la possibilité de se connecter à un intranet disposant de ses propres moteurs de recherche. A un détail près : celui-ci est rigoureusement surveillé par les autorités.
Un droit de regard qui concerne également la téléphonie : selon un rapport publié en mars 2016 par l’AGM, le régime inflige des peines sévères, y compris l'internement dans des camps de prisonniers politiques, à ceux qui sont surpris en train d'essayer d'appeler leurs proches ayant fui à l'étranger. Il y a plus de trois millions d'abonnés au réseau de téléphonie mobile intérieur mais les appels internationaux sont totalement bloqués.
D’Edson Enrique, on retient souvent son costume de chef des armées et son verbe acerbe, devant lequel défile la fine fleur des troupes paranéennes. Une autre facette du dictateur demeurerait néanmoins beaucoup plus discrète : son goût pour l'argent et le luxe. Le train de vie du dictateur n'aurait en effet rien à envier à celui de son père, réputé en la matière.
Selon la banque royale de Makalie, qui a consacré une large enquête au dirigeant en 2015, El Commandante disposerait de plus d'une douzaine de résidences à travers tout le pays. Des images satellites avaient à l'époque confirmé la création de pistes d'atterrissages à proximité de l'un de ses palais. Proche du dictateur, une ancienne star de football, avait d'ailleurs décrit en 2013 le train de vie de celui qu'il considère comme "un bon ami". "Cela ressemble aux plages pacificaines ou espagnoles, sauf qu'il est le seul à vivre là", avait alors raconté le footballeur de retour de la baie de Kardéos, où El Commandante a fait construire au bord de la plage une villa. Et le footballeur d'ajouter : "Si vous buvez une tequila, c'est la meilleure qui soit. Tout ce que vous voulez, il le possède de la meilleure qualité qui soit".
Des milliers d'euros pour de l'alcool chaque année.
Il faut dire que le dirigeant disposerait d'un joli pactole, légué par son père après sa mort en 2011. Peu après avoir pris le pouvoir, en 2012, El Commandante aurait ainsi mis à l'abri des centaines de millions de dollars dans des banques de Kaji no Kuni, notamment à Ha no mura.
C'est en tout cas ce que rapportait à l'époque la presse sud-pacificaine, citant des sources gouvernementales. Une année durant laquelle le jeune dirigeant avait dépensé sans compter : selon la BRM, les dépenses annuelles du pays en produits de luxe étaient alors passées de 300 millions de dollars à 645,8 millions de dollars. Pêle-mêle, Edson se serait fait livrer du matériel pour construire une salle de cinéma de 1.000 places, ou encore du whisky et du cognac.

Un goût pour le luxe qu'il tiendrait de son père ? Retour en arrière, en 2006, quand les Templiers avaient – déjà – imposé des sanctions, le Département d'Etat avait rajouté à sa liste des biens sous embargo pour le Paraná les yachts, les voitures de course ou encore les écrans plasma. Des biens dont le dirigeant paranéen d'alors était friand. De 1989 à 1999, El Colonel aurait par ailleurs commandé, selon la BRM, entre 550.000 dollars et 677.000 dollars d'alcools et de vins par an. De quoi occuper le temps dans le train personnel qu'il s'était fait construire : un émissaire avait en effet raconté son séjour, partageant quotidiennement homards frais et champagnes livrés par hélicoptère. Selon des rapports des services secrets makaliens et sud-pacificains, le train était équipé de salles de conférences et de réception, le tout équipé de technologies de pointe tel que des murs d'écrans vidéo et des dispositifs de communication satellitaires.
Selon l’APM en 2010, Edson avait 4 milliards de dollars en dépôts dans des banques samorienne au cas où il aurait eu besoin de fuir le Paraná.
La famine est-elle toujours une réalité dans le pays?
"Il n'y avait rien sauf des feuilles de maïs réduites en poudre, qui constipaient. Je mangeais des lézards, des serpents, des rats et de l'herbe". En 2013, des transfuges échappés du Paraná étaient revenus devant une commission d'enquête de l'Agence de Géostratégie de Makalie sur un drame vécu par toute une population. Entre 1994 et 1998, la famine a en effet tué jusqu'à un million de personnes pour une population de 20 millions à l'époque. Une lutte pour la survie qui, si elle n'est plus comparable avec cette période sombre, est toujours d'actualité dans le pays.
Au milieu des années 1990, le régime est confronté à trois années de catastrophes naturelles, dont des inondations. Ces dernières aggravent la crise économique provoquée par la guerre civile. Le pays devient entièrement dépendant des importations pour son approvisionnement alimentaire. Une première dans l'histoire d'un pays qui va rechigner à tendre la main à la communauté internationale.
"Il n'y a plus du tout de famine au Paraná”
Ainsi, en février 1997, le chef du bureau local du Programme alimentaire mondial (PAM) explique depuis le Paraná que la population ne dispose plus que d'une ration quotidienne de 100 grammes de céréales. Une crise qui va engendrer des situations extrêmes, comme en témoigne un rapport publié en mai 2011 par l'Institut Royale d'Étude Agroalimentaire. A partir de 230 témoignages, cet organisme public makalien aux travaux reconnus révèle alors des cas de cannibalisme : un habitant de la ville de St Edson, au nord-est du pays, a ainsi été exécuté en décembre 2009 pour avoir tué et mangé une fillette. Un père et son fils seront condamnés à mort en 2006 dans la ville d’Edsonnia pour avoir mangé de la chair humaine.
Une spirale infernale devenue de l'histoire ancienne pour le pays ? Contacté par notre journal, Antoine Bondaz, chercheur spécialiste du Paraná et du Kaji no Kuni à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), estime que "la situation s'est considérablement améliorée. Il n'y a plus du tout de famine au Parana." Selon le chercheur, la production s'est considérablement renforcée ces 10 dernières années, sous l'impulsion de El Commandante. Cela s'explique par des réformes des systèmes de production et de gestion.

Plus de 40% de la population souffre de sous-alimentation.
Mais si la situation n'est plus comparable avec les années 1990, le régime n'a toujours pas réglé ses insuffisances en matière d'alimentation. Antoine Bondaz : "il n'y a plus de sous-nutrition, mais de la malnutrition. Il y a encore des problèmes, notamment pour les populations vulnérables, tel que les enfants et les femmes enceintes. le pays n'est pas autosuffisant, il doit par exemple importer des céréales en provenance de Kaji no Kuni." Même dans les années sans sécheresse, plus de 40% de la population paranéenne souffre selon l'AGM de sous-alimentation. Les pénuries alimentaires sont imputées par de nombreux experts à une mauvaise gestion de la part du gouvernement, et notamment au choix de consacrer une importante partie du budget aux programmes balistique et nucléaire.
Dernier exemple en date ? En juillet dernier. L'Agence de Géostratégie de Makalie pour l'alimentation et l'agriculture a publié un rapport dans lequel elle mettait en garde contre le risque de graves pénuries. En cause : une sécheresse, la pire en 15 ans. Par conséquent, l’Agence préconisait une aide internationale, notamment auprès des agriculteurs. Problème : les livraisons alimentaires internationales ont fortement diminué avec la montée des tensions liées aux programmes militaires.
Pourquoi le régime inspire-t-il les plus folles rumeurs ?
Connaissez-vous la dernière histoire qui circule sur El Commandante? Le dictateur Paranéen aurait échappé de justesse à une tentative d’assassinat en mai dernier, orchestrée par les Templiers. C’est en tout cas ce que PPP (l’agence de presse officielle du régime) rapporte ces jours-ci et, même si l’information est tout sauf avérée, elle est reprise par une partie de la presse à sensation internationale. Il faut dire que, depuis plusieurs années, une machine à rumeurs tourne à plein régime à propos du… régime.
La plus connue de ces folles histoires est sans doute celle qui, en janvier 2014, a impliqué Enrique Jose, l'oncle d’Edson Enrique. La version la plus spectaculaire véhiculée était la suivante : le dictateur a fait jeter en pâture à 120 chiens affamés son oncle, nu, qui avait eu une liaison avec une des jeune épouse du dirigeant. La femme de l'oncle, victime d'une attaque cardiaque consécutive au choc émotionnel, se serait retrouvée dans le coma. Rapportée par plusieurs médias, l'affaire aurait pour origine un commentaire satirique posté par un journal Moyashimasu, Wen Wei Po. Problème : seuls l'arrestation, le procès express et l'exécution ont été annoncés officiellement par le régime. Le reste provient de sites internet opérés par des paranéens réfugiés et de médias internationaux, qui, notent les analystes, ont intérêt à dresser le portrait le plus noir possible du régime.
"Des rumeurs restent des rumeurs"
Il faut dire que démêler le vrai du faux à propos du Paraná est une tâche ardue. Dans ce pays secret et isolé, dirigé d'une main de fer depuis trois générations par les Edson, les rumeurs les plus surréalistes paraissent presque crédibles. Pêle-mêle, des étrangers seraient enlevés pour devenir espions, les homonymes d’Edson seraient priés de changer de nom… Pourquoi autant d'histoires circulent-elles ? En grande partie car le régime verrouille tous les canaux d'information et de communication, rendant difficile la vérification des rumeurs. Parallèlement, l'intérêt de la presse internationale est énorme, surtout lorsqu'il s'agit d'histoires à sensations qui confortent le public dans sa perception du Paranà comme un pays étrange, brutal et arriéré.

Peut importe l’état de santé mental du commandant, la dissolution de la Ligue du Paraná a entraîné de nombreux conflits contre le Paraná en guise de représailles.
On peut par exemple citer la coalition des états Panafricains et l’Ordre des Templiers qui ont marqués les hostilités en utilisant des armes de destructions massives. Par exemple, la Citadelle aurait fait usage de la bombe S (enrichie au Sanchezium) sur le territoire de Warmind, des USA, et du Paraná. Pour vous situer la puissance de ces bombes, avec seulement deux explosions sur son territoire, le Paraná déplore plus de 140 millions de morts. Des rumeurs racontent que le Roi Morvan “Lez-Breizh” étudierait actuellement quelques armes de destruction massive, mais aucune preuve tangible de ces rumeurs n’ont pour le moment été trouvées.
La Fédération du Pacifique-Sud à également quittée son statut pacifique pour déclarer la guerre au Paraná. En effet, la Fédération du Pacifique-Sud considère la cause de l’Ordre et du Gang Panafricain juste, même si elle émet quelques objections sur la méthode utilisée pour appuyer leur cause.
Mais également, à la surprise générale, l’allié de toujours de El commandante, l’Empereur Migi à décider de retourner sa veste pour attaquer son ancien allié. Le Kaji no Kuni a ainsi décidé d’aider ses “alliés les plus fidèles”, et a ainsi intégré le Gang Panafricain. Le gouvernement de Kaji no Kuni a aussi expressément fait savoir leur intention de punir le Wakanda pour avoir volé tous les fonds de l’Anathasienne, même si ce dernier fait partie du Gang.

Résultat des conflits : le Paraná a quitté le podium des nations les plus puissantes d’Anathas et a perdu plus de 60% de son territoire et 80% de sa population a été décimée.
Ces multiples conflits internationaux ne sont pas les seuls à ébranler Anathas, il y a également de nombreuses révoltes populaires contre la dictature et l'oppression. Ces révoltes qui ont pour but de ramener la démocratie dans leurs pays ont débutées en même temps que l'intensité des conflits s’est vue drastiquement augmentée.
On peut par exemple citer le Samoria où les Samoriens se révoltent contre la politique belliqueuse du Toukano espérant laisser leurs pays loin des guerres.
D’autres révoltes ont été enregistrées dans des pays du Panafrique, et les anciennes colonies de la Ligue du Paraná.
Malgré cette période de troubles intenses notons que l’Ordre des Templiers à accueilli un nouveau membre.
Il s’agit du Supervisionnat d’Asmodae. Connu de tous les makaliens comme un allié et un ami fidèle à la Couronne, ce dernier a rejoint l’alliance suite à la dissolution de la Ligue du Paraná.

Nous avons contacté le Superviseur d’Asmodae pour lui poser quelques question.
- (Nathasha Gildandath) : Bonsoir Superviseur, merci d’accepter de nous consacrer quelques minutes. J’aimerais d’abord vous demander votre avis sur la situation internationale, comment le Supervisionnat voit-il l’état de guerre mondiale sur Anathas?
- (Dharim Fierlance) : Bonsoir Nathasha. Selon moi, l’état de guerre mondial n’est bon pour personne. Effectivement, cela permet de bien progresser dans la hiérarchie des nations, et avouons-le, le Supervisionnat ne s’est pas gêné à ce sujet, mais trop de guerres pourraient laisser des rancoeurs chez tous les dirigeants. De fait, et pour éviter des massacres de populations plus violents qu’actuellement, je recommande à toutes les nations en guerre à signer une trêve avec ses ennemis.
- (Nathasha Gildandath) : Quelle a été votre réaction en apprenant la dissolution de votre ancienne alliance, la Ligue du Paranà? Quel regard portez-vous sur El Commandante?
- (Dharim Fierlance) : La dissolution de la Ligue était une grande surprise pour nos services. Que des tensions naissent au sein de l’alliance pourquoi pas, mais de là à forcer sa dissolution, je pense qu’il y a eu de l’excès de zèle de la part Del Commandante. Notre regard n’a pas changé envers El Commandante, nous ne le remercierons jamais assez de nous avoir aidés lors de notre développement et au-delà en nous donnant la protection d’une alliance. Bien que nous n’avons pas le même avis concernant des points diplomatiques certains, dont l’ASSI, nous restons alliés au Commandante. D’ailleurs si la situation devient critique dans son pays, il peut parfaitement demander à passer des “vacances” chez nous pour sa protection.
- (Nathasha Gildandath) : Pourquoi avoir rejoint le camp des Templiers alors que, non seulement nous avons été en conflit contre le Supervisionnat par le passé, mais également le fait que la Ligue et l’Ordre sont des ennemis depuis toujours?
- (Dharim Fierlance) : Nous avons rejoint les Templiers un peu sur un coup de tête et sur invitation de votre nation. Je n’ai que faire du passé, les conflits Ligue-Ordre ne me concernent pas le moins du monde. Je n’ai donc pas eu à en tenir compte dans ma réflexion. Ainsi, pour faire simple, nous avons rejoint les Templiers pour être aux côtés des makaliens, indépendamment du passé respectifs de nos organisations. Il est vrai que j’ai peut-être contribué à l’anéantissement d’un templier et attaqué préventivement les Limoges, mais cela ne veut pas dire que je peux pas collaborer avec les ennemis d’hier. Le monde serait déprimant si tel était le cas.
- (Nathasha Gildandath) : Qu’espérez-vous que cette alliance vous apportera que la Ligue ne pouvait pas vous apporter?
- (Dharim Fierlance) : En fait, la Ligue était de loin la meilleure alliance possible. Je ne l’aurais jamais quittée si elle n’avait pas été dissoute. De fait, la question n’est pas qu’est-ce que cette alliance peut m’apporter en plus par rapport à la Ligue, mais qu’est-ce qu’elle peut m’offrir en compensation de la dissolution de la Ligue. Et pour le moment, je n’ai pas à me plaindre de l’Ordre, la seule chose que j’en attend est finalement des alliés fiables. J’envisage peut-être aussi de gravir les échelons de l’Ordre, bien que cela me fasse doucement sourire que mes supérieurs hiérarchiques soient plus faibles militairement que moi. Une vieille habitude de la Ligue que d’avoir des supérieurs réellement supérieurs à soi je suppose !
- (Nathasha Gildandath) : Comment se porte le Supervisionnat avec tous ces conflits et ces révoltes? Craignez-vous des répercussions sur la stabilité politique de votre nation?
- (Dharim Fierlance) : Le Supervisionnat est relativement stable malgré la situation mondiale. Cependant Mme Dragunov désapprouve mon positionnement chez les Templiers et me le fait largement savoir en sapant mon autorité auprès de l’armée. Hormis ce détail qui sera réglé rapidement je l’espère, on ne déplore aucun gilet jaune dans le pays, c’est une bonne nouvelle !
- (Nathasha Gildandath) : Craignez-vous des représailles de vos anciens alliés pour avoir rejoint l’Ordre?
- (Dharim Fierlance) : Je ne pense pas subir de représailles, pour la simple et bonne raison que l’état des anciens membres ne le permet pas dans l’ensemble. A fortiori, vu que je reste pacifiste, cela donne une raison de ne pas m’attaquer et donc d’ouvrir un nouveau front. Je pense donc que notre situation est dans un bon état à l’international.
- (Nathasha Gildandath) : La Makalie à fait savoir qu’elle se portait garante de vous au sein de l’Ordre, toutefois des réserves ont été émises par d’autres membres de l’Ordre quand à votre loyauté que leur répondez-vous?
- (Dharim Fierlance) : Je comprends volontiers le manque de confiance de l’Ordre à mon égard au vu de notre passé commun, mais il ne me semble pas avoir fait preuve ne serait-ce qu’une seule fois de déloyauté envers un autre pays. Je ne trahis pas, ce n’est pas dans les valeurs du Supervisionnat. Mais je suppose que je vais devoir faire mes preuves pour que les réserves s’atténuent.
- (Nathasha Gildandath) : Un coup d’état a frappé votre ancien allié, Juvania, comment voyez vous le nouveau dirigeant du pays?
- (Dharim Fierlance) : Eh bien, cet évènement date déjà un peu, mais je trouve que Aryus n’est pas du tout un problème à la tête de son pays. C’est un frère d’armes après tout ! Et je trouve son initiative de créer la Suisse Armée louable, car il est nécessaire parfois d’avoir une alliance qui reste neutre dans les conflits pour servir, éventuellement, de médiateur.
- (Nathasha Gildandath) : Donc vous pensez qu’il sera une sorte de casque bleu, à l’internationale, mais concrètement il est seul comment pourrait-il avoir un poids dans un conflit tel que celui que nous traversons?
- (Dharim Fierlance) : Le poids d’une alliance dans la médiation n’est pas forcément un facteur capital. Il n’est pas impossible aussi que les états ayant subis des révoltes récemment rejoignent la Suisse Armée dans les prochaines semaines. Ainsi, cette alliance aura un poids suffisant pour pouvoir forcer les négociations si nécessaire. Ou bien, il veut juste avoir un petit havre de paix loin de tout conflit, et il attirera alors des nations animées des mêmes intentions. Seul l’avenir nous le dira.
- (Nathasha Gildandath) : Passons sur un sujet plus léger, l’ASSI à récemment élu un nouveau président, Jean-Marc Astorg et il succède à Marion Oslitiov, d’ors et déjà le nouveau président a fait lancer un nouveau projet, celui d’une station spatiale internationale, comment le Supervisionnat perçoit-il ce nouveau président et les nouveaux projets qui ont été lancés?
- (Dharim Fierlance) : Eh bien, il faut savoir pour les nations hors-ASSI que le Supervisionnat a attribué tous ses représentants à la Makalie lors de l’élection présidentielle. De fait, nous avons mis beaucoup d’espoir dans votre nation à cette occasion, et n’avons pas été déçus pour le moment. Notre présidente était correcte et nécessaire pour mettre les choses en place, mais elle ne pouvait décemment pas décider de la suite des recherches, n’étant pas une professionnelle. Les projets lancés sont dans la lignée de ceux proposés par Mme Oslitiov, ils nous conviennent donc parfaitement, et nous les considérons comme nécessaires pour pouvoir aller plus loin dans la conquête spatiale !
- (Nathasha Gildandath) : En parlant de vote, pendant la présidence de Mme Oslitiov, la Makalie a voté contre la réforme de l’article 3, quelle a été votre réaction?
- (Dharim Fierlance) : Je regrette que la Makalie n’ait pas voté POUR à la réforme, mais leurs raisons étaient sensées. Il est vrai que ce projet n’était pas assez précis pour justifier une modification d’article. D’ailleurs, la Makalie n’était pas la seule à voter contre la réforme, si je ne m’abuse, la Fédération du Pacifique-Sud a fait de même. Je ne peux donc décemment pas en vouloir à mes collaborateurs.
- (Nathasha Gildandath) : A ce propos, seulement 3 des pays membres de l’ASSI ont votés pour les propositions de M Jean-Marc Astorg, quel opinion avez-vous sur le fait que certains pays ne participent tout simplement pas aux débats qui sont utiles à ce genre d’organisation?
- (Dharim Fierlance) : Je trouve cela fort dommageable, surtout au regard de l’article 13 qui nécessite l’approbation de tous les pays membres pour faire quoi que ce soit. Je les invite donc à participer plus et de manière plus ponctuelle aux débats, voire même en proposer, notre organisation est démocratique alors autant en profiter. Aussi, nous déplorons qu’un des membres de l’ASSI n’ait pas rejoint le canal interne utile au débat. Dans ces conditions il reste difficile de débattre sainement avec tout le monde …
- (Nathasha Gildandath) : Au vu de ce constat, avez-vous des solutions à proposer?
- (Dharim Fierlance) : Le plus simple serait peut-être un changement de l’article 13, soit en forçant une participation au débat pour voter et être considéré dans les votes, soit en réduisant le nombre de voix nécessaires à l’approbation du vote. Dans tous les cas, il faudra discuter des solutions possibles en interne à ce sujet, mais je laisse la main à Mr Astorg sur ce sujet.
- (Nathasha Gildandath) : Merci M le Superviseur pour toutes ces précisions et bienvenue au sein de l’Ordre des Templiers.
- (Dharim Fierlance) : Merci à vous Natasha pour m’avoir invité et merci pour l’accueil au sein de l’alliance !

Il est temps de rencontrer le nouveau président de l’Agence de Supervision Spatiale Internationale, M Jean-Marc Astorg.
- (Nathasha Gildandath) : Bonsoir M Astorg, merci d’avoir accepté notre invitation. Vous avez récemment été élu comme président de l’ASSI, quelle a été votre réaction à l’annonce des résultats ?
- (Jean-Marc Astorg) : J’avoue avoir été très ému, non seulement parce que le domaine spatial est une passion que j’ai depuis que je suis enfant mais aussi parce que c’est une forme de reconnaissance des autres états sur le travail de qualité que fournit la Makalie sur ce domaine.
- (Nathasha Gildandath) : Il a été récemment annoncé que l’ASSI allait centrer ses efforts sur la construction d’une Station Spatiale Internationale, quels seront les objectifs de cette Station ?
- (Jean-Marc Astorg) : D’une part cette mission nous permettra de voir comment fonctionne la coopération internationale sur des projets de cette envergure et donc de mettre en place des protocoles pour standardiser toutes ces procédures de coopération. D’autre part, la station a pour mission d’être occupée en permanence par un équipage international qui se consacra à la recherche scientifique dans l'environnement spatial. Dans un premier temps la station spatiale fournira une plateforme pour réaliser des expériences qui nécessitent qu'une des conditions inhabituelles rencontrées dans l'espace soit présente. Les domaines de recherche principaux comprendront la biologie, la physique, l'astronomie et la météorologie.
La recherche qui sera effectuée à bord de la station spatiale permettra d’accroître la compréhension des effets du séjour dans l'espace sur le corps humain. Les thèmes de recherche porteront sur l'atrophie musculaire, l'ostéoporose et la redistribution des liquides biologiques (sang...) qui constituent certains des problèmes les plus handicapants pour les séjours longs de l'homme dans l'espace. Les données recueillies doivent permettre de déterminer si l'homme peut effectuer des vols de longue durée et à terme coloniser l'espace. Les résultats concernant la perte osseuse et l'atrophie musculaire suggèrent que les astronautes risquent d'être victimes de fractures au moment de l'atterrissage sur une planète après un séjour prolongé dans l'espace.
En conclusion, de cette station dépend l’avenir du programme spatiale de l’ASSI.
- (Nathasha Gildandath) : Et bien quelle entreprise ! Nous avons eu l’avis du Superviseur sur ce sujet auparavant, mais quelle est votre opinion concernant le manque de pays actifs au sein de l’ASSI ?
- (Jean-Marc Astorg) : C’est un vrai problème de démocratie, lorsque l’ASSI a été fondée la Makalie et le Supervisionnat, qui sont les pays fondateurs, avaient comme souhait commun de faire du dialogue et de l’échange un aspect important de cette collaboration scientifique.
Donc, le fait que des pays ne participent pas aux discussions sur des sujets importants, ou ne proposent pas de sujets à débattre, va à l’encontre de cet esprit fondateur de partage et de démocratie.
Personnellement, je suis un peu attristé car Anathas est un monde souffrant de conflits endémiques, donc ne pas participer à ces espaces de dialogues et de paix me rendent un peu triste, oui.
- (Nathasha Gildandath) : Avez-vous d’éventuelles solutions à proposer ? Des débats internes ont-ils démarrés à ce sujet ?
- (Jean-Marc Astorg) : Pour l’instant aucun débat n’a été concrètement ouvert sur ce sujet mais c’est un problème qui me tient à coeur et auquel j’aimerais trouver une solution rapidement. Actuellement, j’explore plusieurs pistes pour trouver une ou des solutions à ce problème. Je pense notamment à la réforme de l’article 13, où je pourrais proposer de basculer d’un vote d’approbation à l’unanimité à un vote à la majorité. Peut-être aussi est-ce le moyen de communication interne qui ne convient pas, auquel cas, un nouveau système devra être trouvé. Pour l’instant ce ne sont que des réflexions et j’en ferais part à mes collègues dans quelques jours le temps pour moi d’être sûr d’avoir envisagé toutes les solutions.
- (Nathasha Gildandath) : D’autres pays sont-ils en pourparlers pour rentrer dans l’ASSI ?
- (Jean-Marc Astorg) : Pour le coup, il ne m’a rien été communiqué à ce sujet et j’invite toutes les nations qui souhaitent nous rejoindre de nous contacter, j’enjoins également les états membres de l’ASSI à le faire auprès des états avec lesquels ils sont le plus proches. La Makalie à pour l’instant comme mission de se concentrer sur la mise en route du projet de Station Spatiale et nous pensons également que la multitude de conflits n’aident pas à donner une place à la coopération scientifique même si celle-ci est pour le bien de l’humanité.
- (Nathasha Gildandath) : Quel est votre ressenti sur la guerre mondiale ébranlant actuellement Anathas ? A-t-elle un effet sur les activités de l’ASSI ?
- (Jean-Marc Astorg) : Mon ressenti, hé bien je suis quelqu’un de profondément pacifiste et qui croit que le salut de l’humanité se trouve dans l'accomplissement de la science donc quand je vois tout ce sang déversé, toute cette destruction, tous ces efforts déployés pour nous entretuer j’en ai le coeur brisé.
Je ne dis pas que nous devrions tous nous donner la main et nous mettre en cercle et chanter en coeur, j’aimerais juste que nous soyons plus compréhensif les uns envers les autres.
Et pour répondre à votre deuxième question, je penses qu’en effet cette guerre à des répercussions sur les activités de l’ASSI, toutes les nations qui se tournent vers la guerre ne peuvent décemment pas se consacrer à notre oeuvre commune.
- (Nathasha Gildandath) : Quels sont, selon vous, les objectifs à long terme de l’ASSI ?
- (Jean-Marc Astorg) : A long terme, tout est possible, disons que si nous pouvions commencer à établir sur d’autres astres du système solaire des colonies autosuffisantes ce serait un très grand pas. Et si c’est possible, et en fonction de l’évolution de nos connaissances et de nos technologies, pourquoi pas voyager vers d’autres systèmes stellaires.
- (Nathasha Gildandath) : Pensez-vous que nous sommes seuls dans l’univers ?
- (Jean-Marc Astorg) : Je ne sais pas, je vais vous répondre scientifiquement, je ne penses pas que nous soyons seuls dans l’univers. Les probabilités pour qu’il y ait une forme de vie même basique sont relativement élevées et celles pour une forme de vie intelligente, bien que plus faibles, ne sont pas nulles.
- (Nathasha Gildandath) : A notre connaissance, y a-t-il des exoplanètes qui seraient colonisables par l’homme ?
- (Jean-Marc Astorg) : A l’heure actuelle et de manière certaine, non, aucune planète de notre système solaire hormi la Terre n’est habitable pour l’homme. Alors vous pensez bien qu’en dehors même s’il y en a des milliers comme nous ne pouvons pas y aller c’est même pas la peine de se poser la question.
- (Nathasha Gildandath) : D’accord, merci M Astorg des quelques minutes que vous nous avez accordé.
- (Jean-Marc Astorg) : Merci à vous.
Prenons la direction du Sénat, nous allons vous expliquer comment sont organisées les Sénatoriales.

Les Sénatoriales commencent par l’établissement des circonscriptions, la règle est que chacune des circonscriptions comporte le même nombre de citoyens électeurs, à la centaine près. La Makalie est donc divisée en 500 circonscriptions, une par sénateur.
Ainsi pour ces sénatoriales, un sénateur représentera les intérêts d’environ 579000 citoyens.
Pour qu’un sujet de la Couronne soit électeur, il doit répondre à certains critères.
D’abord le citoyen doit être un sujet de la Couronne de Makalie ou être citoyen de l'Ordre des Templiers.
Il doit être âgé d'au moins 20 ans la veille du scrutin, résider principalement au minimum 10 mois consécutifs au sein du royaume, avoir effectué soit 6 mois consécutifs d’études ou de formation continue ou avoir déclaré 576 heures de travail en Makalie.
Le citoyen doit jouir pleinement de ses droits civils et politiques (y compris dans leur pays pour les ressortissants de l’Ordre des Templiers), ne pas être sous le coup d’une enquête policière et/ou judiciaire et ne pas avoir commis de délits de catégorie 3 ou de crimes.
Enfin, le citoyen doit être inscrit sur les listes électorales royales ou pour les ressortissants de l'Ordre des Templiers sur les listes électorales complémentaires du comté auquel il est rattaché.
Si le citoyen remplit toutes les conditions il recevra automatiquement un avis électoral, invitant celui-ci à s'inscrire sur les listes. Cette inscription peut s’effectuer via internet grâce à la Carte d'Identitée Connectée, ou directement à l'hôtel du Comte.


Les hôtels des comtes publient les découpages des circonscriptions, et vous donnent les différents sénateurs et leurs programmes pour lesquels vous êtes invité à voter.
Pour le premier tour:
- D’abord vous pouvez voter de chez vous jusqu’à 21h00, via internet grâce à votre CIC et les différentes informations de confidentialités reçu via votre avis électorale pour vous identifier. Vous devrez choisir deux candidats ou aucun selon vos préférences et affinités politiques.
(Cette solution n’est pas utilisable pour les votes par procuration).
- La deuxième est de vous rendre dans un des bureaux de vote de votre circonscription, munie de votre CIC. Rendu sur place vous devrez vous identifier une première fois, vous aurez alors dans l’isoloire l’ensemble des bulletins disponibles et vous devrez sélectionner deux ou aucun candidats. Vous devrez veiller à ce que vos deux bulletins soient dans deux enveloppes distinctes, une fois vos choix fait vous devrez vous identifier une dernière fois pour introduire vos bulletins dans l’urne.
Votre vote sera comptabilisé pendant le comptage des voix, qui commencera au plus tard à 20h00 pour les bureaux de vote.
Après que l’ensemble des électeurs ait voté, les urnes scellées sont transportées via un convoi sécurisé jusqu’au palais Ducal le plus proche, où seront regroupés tous les votes (électroniques et papiers). C’est à ce moment que commence le décompte des voix, afin de ne pas perturber les élections les votes électroniques sont communiqués au Palais Ducal qu’à la fin du décompte des voix papiers, c’est le roi de Makalie qui en donne l’ordre.
Lorsque tous les votes ont été comptabilisés, le roi annonce les résultats du premier tour.
Si un sénateur remporte à lui seul plus de 60% des voix il est directement élu dans sa circonscription, sans qu’un deuxième tour soit effectué.
Deux semaines après les premiers résultats, le second tour est organisé.
A ce moment, le déroulé des votes reste le même et vous disposez des mêmes possibilités pour exprimer votre choix cependant, vous devrez choisir obligatoirement un seul candidat parmis les deux qui ont récoltés le plus de suffrages.
Nous vous rappelons que vous votez pour les candidats des partis suivant:
- Pacifiste.
- Militariste.
- Scientiste.
- Religieux.
- Ecologiste.
- Industrialiste.
La composition du Sénat détermine grandement la politique générale menée par la Couronne, c’est pourquoi les Sénatoriales est l’une des élections des plus importantes du pays et une des plus attendues.

C’est la fin de ce journal, merci de l’avoir suivi, passez un agréable moment sur nos chaînes.