Son Altesse le Prince-Gardien a précisé les prédicats en vigueur au sein de la Principauté Dessalienne. Les ambassadeurs sont priés, dans la mesure du possible, de les respecter. Voici le texte intégral :
"Décret Princier du 8 Gakashe de Janrier An 2 de la Principauté relatif aux prédicats nobiliaires :
Nous, Astaphèle, par la volonté nationale et par l'autorité légitime, Prince-Gardien de Dessalie,
A tous, présents et à venir, SALUT !
Nous avons décrété et ordonné, décrétons et ordonnons ce qui suit :
Article 1 : La détention d’un titre de noblesse enjoint le noble à l’utilisation de son prédicat, ainsi qu’au respect du prédicat par les nationaux. Le défaut d’application répété de cette règle vaut respectivement déchéance de titre et mise en inculpation pour Attitude irrévérencieuse.
Article 2 : Sera admis un droit à l’erreur à la gent roturière quant au mésusage du prédicat nobiliaire, uniquement s’il est indubitablement considéré qu’il n’y avait aucune volonté pernicieuse dans l’acte.
Article 3 : S’il devait y avoir une personne souffrant de débilité, ou d’une affliction empêchant l’utilisation convenable du prédicat, au contact d’un noble, le prédicat pourra être omis pour ladite personne sans crainte d’être inquiété de poursuites judiciaires.
Article 4 : Il est convenable de se référer au Prince-Gardien par l’expression “Son Altesse le Prince-Gardien”, “Votre Altesse Princière” ou encore par “Son Altesse le Suzerain de Dessalie”. Tout écart à la présente règle ne devra être justifié que par des éléments contextuels empêchant la bonne utilisation du prédicat. Le prédicat ne peut être féminisé.
Article 5 : Il est convenable de se référer à la Famille Princière par l’expression “Son Altesse le Dauphin” ou “Votre Altesse Dauphinière”. Tout écart à la présente règle ne devra être justifié que par des éléments contextuels empêchant la bonne utilisation du prédicat. Le prédicat peut être féminisé.
Article 6 : Il est convenable de se référer à un Duc par l’expression “Sa Très Haute Éminence le Duc” ou “Votre Très Haute Éminence Ducale”. Tout écart à la présente règle ne devra être justifié que par des éléments contextuels empêchant la bonne utilisation du prédicat. Le prédicat peut être féminisé.
Article 7 : Il est convenable de se référer à un Marquis par l’expression “Sa Très Haute Excellence le Marquis” ou “Votre Très Haute Excellence Marquisate”. Tout écart à la présente règle ne devra être justifié que par des éléments contextuels empêchant la bonne utilisation du prédicat. Le prédicat peut être féminisé.
Article 8 : Il est convenable de se référer à un Comte par l’expression “Sa Haute Excellence le Comte” ou “Votre Haute Excellence Comtale”. Tout écart à la présente règle ne devra être justifié que par des éléments contextuels empêchant la bonne utilisation du prédicat. Le prédicat peut être féminisé.
Article 9 : Il est convenable de se référer à un Baron par l’expression “Son Excellence le Baron” ou “Votre Excellence Baronnale”. La même règle s’applique au Baronnet. Tout écart à la présente règle ne devra être justifié que par des éléments contextuels empêchant la bonne utilisation du prédicat. Le prédicat peut être féminisé.
Article 10 : Il est convenable de se référer à un Chevalier par l’expression “Messire”. L’équivalent féminin est “Ma Dame”. Tout écart à la présente règle ne devra être justifié que par des éléments contextuels empêchant la bonne utilisation du prédicat.
Article 11 : Il est convenable de se référer à un Ecuyer par l’expression “Sire”. L’équivalent féminin est “Ma Damoiselle”. Tout écart à la présente règle ne devra être justifié que par des éléments contextuels empêchant la bonne utilisation du prédicat.
Article 12 : Il est convenable de se référer à un Nobliau par l’expression “Monsieur”, sauf si celui-ci est non-marié auquel cas on s’y réfère par l’expression “Mondamoiseau”. L’équivalent féminin est “Madame”, sauf si celle-ci est non-mariée auquel cas on s’y réfère par l’expression “Madamoiselle”. Tout écart à la présente règle ne devra être justifié que par des éléments contextuels empêchant la bonne utilisation du prédicat.
Article 13 : La roture n’a pas de titre en vigueur. Sera retenu l’utilisation de “Citoyen”, “Citoyenne”, ou l’utilisation de la fonction pour le dénommer.
Article 14 : Pour des raisons diplomatiques, les ambassadeurs peuvent attribuer des prédicats volontairement incorrects à un étranger. Les ambassadeurs et diplomates étrangers doivent, dans la mesure du possible, se référer au noble par son prédicat.
Car Tel est Notre Bon Plaisir.
Donné au Palais Princier de Montfirname,
le 8 Gakashe de Janrier An 2 de la Principauté.
Par son Altesse le Prince-Gardien,
Astaphèle de Vestieux"
Nous vous remercions par avance pour le respect de nos prédicats. Au nom de Son Altesse le Prince-Gardien, je vous salue.
Sa Haute Excellence le Comte Léandre Blancoeur,
Secrétaire Général des Ambassades Princières.